Lors d’une interview accordée à notre rédaction, Jean Claude Lumisa, directeur d’une radio-télévision émettant à Kinshasa et secrétaire permanent de la Fédération des Radios de Proximité du Congo (FRPC), a souligné l’importance de l’utilisation de l’intelligence artificielle.
C’est dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque 3 mai, qu’il a mis l’accent sur l’IA, qu’il considère comme un catalyseur potentiellement néfaste de l’information.
« Mais à côté de ces apports positifs, il y a lieu de souligner des risques de dérives, c’est notamment les intelligences artificielles qui, à partir des données existantes, parfois peuvent biaiser, peuvent conduire à une information déformée ou discriminatoire. Nous parlons là des biais algorithmiques ; ce sont les voies par lesquelles on peut biaiser l’information ou même la déformer pour un but donné », a-t-il dénoncé les risques de dérives de l’IA.
En revanche, il a affirmé qu’elle représente une avancée majeure dans l’automatisation des tâches dans le métier de journalisme : transcription, sous-titrage, classement des données, etc. Cet outil, l’IA, a en même temps ouvert une brèche de dérives dans le monde de l’information.
Face à cette situation, Jean Claude Lumisa attire l’attention des professionnels des médias sur l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle, soulignant que cet outil semble empiéter sur le terrain de prédilection du journalisme.
« C’est le boulot du numérique à la base qui vient comme piétiner sur le terrain de prédilection du journalisme, en marchant sur les plates-bandes, en marchant même sur ce qui est sacré. Je parle des principes déontologiques qui ne sont plus respectés, qui vont jusqu’à toucher la vie privée… », a-t-il préconisé.
La Rédaction